• solovoyage2

    Ne voyagez pas seul, c’est un piège !

    Partir seul et longtemps… quelle mauvaise idée moi je vous le dis ! Oui, c’est un piège ! C’est un piège grossier et en plus on saute dedans...

  • storyfor2morrow

    Ces vidéos qui donnent envie de foutre le camp…

    Je ne sais pas pour vous, mais quand je me balade sur le net très tard le soir, je trouve plein de vidéos magnifiquement réalisées, avec des...

  • Milford sound

    Fimmvörðuháls Pass

    [ISLANDE] Le « Fimmvörðuháls Pass » est une étape optionnelle (et finale) du célèbre trek « Landmannalaugar » au sud de l’Islande. Le trek commence a « Thórsmörk » et fini a « Skógar »...

  • movielist

    10 films sur le voyage

    Chaque voyageur a son petit top 10 de films dont il se sert de source d’inspiration pour aller de l’avant. Ces oeuvre qui présentent une philosophie que...

  • water

    L’eau : Les bases !

    En pleine nature, trouver de l’eau peut s’avérer être une priorité, c’est vital ! Bon ok, on peut très bien en transporter c’est vrai, mais sur 5...

solovoyage2

Partir seul et longtemps… quelle mauvaise idée moi je vous le dis !
Oui, c’est un piège ! C’est un piège grossier et en plus on saute dedans sans réfléchir !

Voyager seul c’est un piège

Pourquoi ? Bah parce qu’après c’est foutu, on est condamné ! Oui ! Condamné !
Ne partez jamais seul ! Il ne faut pas partir explorer le monde tout seul, c’est une mauvaise idée !

Bon je le reconnais, c’est tentant ! Mais il ne faut pas céder !
Il faut résister !

Surtout avec tous ces médias qui circulent sur le web :
Vous regardez un bel album photo d’Australie ou une belle vidéo d’un type qui plante sa tente un mois ou deux en Patagonie, puis, vous regardez par la fenêtre, dans la rue il y a les bagnoles, les pigeons, la pluie ainsi que le ciel gris-pourris et morne d’une grande ville…. vous avez tendance a vous demander ce que vous foutez la et pourquoi vous n’attrapez pas votre sac pour foutre le camp le plus loin possible de cette vie…

Et la on se dit « et si je partais seul ? » Oui ! C’est gén… non non ! Ne faîtes pas ça !!

Voyager seul c’est dangereux… pour votre personnalité !

Sur plein de blogs, on parle souvent de ce qu’apporte le voyage en solo, une manière simple de savoir qui on est, de quoi on est capable etc
Après vous me direz que ceux qui voyagent en groupe le savent aussi, je leur dirais : Oui mais non ! Car a deux (désolé pour les couples) ou a trois ce n’est pas pareil, dans les moments de galère, vous avez une épaule, vous avez un soutient !
Quand vous êtes seuls, vous devez tout gérer par vous même ! Le social c’est pareil : pas de « chacun son tour », pas de « j’ai pas envie de leur parler, vas y toi » etc
Solo = galères a gérer par soi même = Connaissance de soi level 99 !
Et je ne parle même pas de la liberté de mouvement… le sentiment d’être libre le plus fou jamais ressenti ! On a juste envie de grimper sur un caillou et de hurler « freeeeedoooom » un peu a la « Braveheart » !

Bref, je ne rentrerais pas dans ce débat, trop de choses ont été écrites par d’autres blogeurs sur le sujet ici par exemple, ou la aussi c’est pas mal, donc pas la peine de faire un nouvel article la dessus !
Tout ca sert juste d’intro ! Bref voyager en solo c’est se former et apprendre beaucoup plus et beaucoup plus vite qu’en groupe sur son existence !

Alors si voyager c’est tellement génial et fou, tant sur la connaissance de soi, sur les expériences etc, pourquoi il ne faut pas partir seul ?
Et bien le problème ce n’est pas de partir ! Le problème c’est de revenir ! On ne parle pas assez du retour et de ses conséquences !
On le gère tous différemment, mais globalement si vous demandez a n’importe quel voyageur qui reviens d’un périple de quelques mois comment il se sent a son retour il vous répondra sans détour :
Pas bien !

La personne que vous êtes en partant n’est absolument plus la même a votre retour ! Vous êtes quelqu’un d’autre !

Après un voyage de quelques mois (disons 6 mois pour l’exemple), vous vous sentez totalement étranger dans votre propre pays, vous avez comme un malaise persistant, vos amis ne vous reconnaissent plus et quand vous tentez de leur raconter votre voyage, si vous arriver a en parler plus de 10mn c’est un exploit ! (Alors qu’il nous faudrait une bonne semaine de récit non-stop).
Vous avez avez envie d’expliquer a tout le monde a quel point c’est fou, bien et bénéfique, mais ca ne passe pas… et puis on réalise que 90% des gens que l’on connait s’en foutent complètement !
Votre vie était la même que la leur avant, sauf que vous, vous avez changé !
Vous êtes en décalage total avec la société qui vous entoure !

Du coup on développe un genre de sentiment de frustration !
Dans de rares cas, ca passe, vous vous ré-aclimatez a votre vie d’avant : « metro-boulo-dodo me revoilà »
Mais dans la majorité des cas (si je me base sur les gens que je connais qui sont rentrés) on arrive pas a rester plus que quelques mois au même endroit !
On se lasse vite et le sentiment de frustration grandit peu a peu… a un moment, la coupe est pleine et vous êtes condamné a repartir !

Il faut « recharger vos batteries tombées a plat lors de votre petite sédentarisation »…

En un mot : vous êtes condamnés !

Je suis condamné !
Si je fais un petit flash back de ma vie et de mon expérience du voyage :

J’ai 32 ans.
Entre mes 20 ans et mes 30 ans, j’ai passé 3.5 ans en dehors de France, j’ai appris 2 langues supplémentaires, j’ai visité 30 pays sur 5 continents, vécu dans 2 et travaillé dans 4, j’ai 8 ans d’expérience pro, j’ai changé 7 fois d’entreprises

2,5 ans que je suis en France avec des petits voyages ici et la (Suède, Norvège, Islande) que j’en ai déjà marre.
La route me rappelle a elle !

J’ai pourtant un job stable, en cdi, j’ai mon appart et tout ! La vie rêvée que nos parents espèrent pour nous quoi !
La vie métro-boulo-dodo a un gout de pourri, l’impression que sa vie n’as aucun sens et qu’on rame dans le vide !

Il est venu le temps de recharger les batteries a nouveau :
Prochain départ en Mars 2015 pour au moins 6 mois !

 

Jamais je n’aurais du partir la première fois, c’était bien avant, une vie simple, des objectifs futiles, je ne me posais pas de questions, mes buts dans la vie étaient tout tracés, je ne m’intéressait pas a l’actualité internationale ou a la politique… ha… c’était bien ! Cette époque de naïveté et de futilités me manque…

Non je déconne ! Si s’était a refaire, je le ferais mille fois !

Bref, ne partez pas seul,
sinon vous vous retrouverez peut-être piégés, comme moi !

702

storyfor2morrow

Je ne sais pas pour vous, mais quand je me balade sur le net très tard le soir, je trouve plein de vidéos magnifiquement réalisées, avec des paysages de fous et une musique emplie de nostalgie…

Bref des images qui me donnent juste envie de foutre le camp, de partir le plus loin possible, la, tout de suite, sans attendre !

En gros ces vidéos me font vibrer !

Du coup je les regardent de temps en temps, certaines sont dans les favoris et j’ai envie de les partager avec vous dès a présent !
Je vous déconseille de tout regarder, c’est se faire du mal… mais bon…

(A regarder avec précaution, car vous aurez vous aussi envie de vous barrer loin… on en reparle dans une demi heure !)

The Longest Way 1.0 – walk through China and grow a beard! – TIMELAPSE from Christoph Rehage on Vimeo.


a story for tomorrow. from gnarly bay on Vimeo.

Midnight Sun | Iceland from SCIENTIFANTASTIC on Vimeo.


In South America – 2012 from Vincent Urban on Vimeo.

Made to be Seen from Joel Schat on Vimeo.

Postcard from Bali from Stephan Kot on Vimeo.

AWAKENING | NEW ZEALAND 4K from Martin Heck | Timestorm Films on Vimeo.

Adventure Is Calling from Shane Black on Vimeo.

Voilà pour l’instant !

Si vous êtes avides de vidéo du genre, j’en balance environ 3 par mois sur ma page facebook, que je déniche ici et la…

Je vous recommande aussi vivement les chaînes viméo suivantes :
- Your Travel Video
- Travel TV
- FLTDM
- World Travel and people HD
- Outdoor Adventures

Pi vous trouverez les miennes dans la section vidéo, aussi…

Enjoy !

Milford sound

[ISLANDE]

Le « Fimmvörðuháls Pass » est une étape optionnelle (et finale) du célèbre trek « Landmannalaugar » au sud de l’Islande.

Le trek commence a « Thórsmörk » et fini a « Skógar » 26km plus loin au sud !
C’est un sentier relativement difficile en basse saison mais qui devient moyen en haute, principalement a cause des conditions climatiques !
Le parcours comprends 1100m de dénivelé positif (soit le second plus fort dénivelé d’Islande) et 1250m en négatif.
Il passe entre deux volcans / glaciers dont le tristement célèbre « Eyjafjallajökull ».
Selon la saison, la neige est présente au niveau du col, pouvant recouvrir un tiers de la piste d’un manteau blanc et d’une visibilité médiocre ; De plus certains passages sont délicats, mieux vaut ne pas avoir le vertige…

En 2013, le National Geographic a classé ce trek dans son top 20 : « World Best Hikes: Epic Trails »


J’ai fait ce trek début Juin 2014 avec deux amis, nous avons passé 3 jours dans cette région, en basse saison et ce n’était pas une partie de plaisir…

Partis de Rekjavik via un bus tout terrain, nous sommes arrivés a « Thórsmörk », un fin de matinée sous une météo capricieuse…
C’est un genre de centre de plein air, un camping, quelques huts, une salle commune, des toilettes et… bah c’est tout !

On était 3, à la base nous voulions partir de « Thórsmörk » et nous rendre au nord, dans les Highlands, vers la « Fjallabak Nature Reserve », mais après 6km de marche nous sommes tombé sur une rivière…
On a cherché 2 bonnes heures comment la traverser, en amont, en aval, on a même tenté une baignade :
Rien a faire ! Trop de courant, trop profond… et l’eau à peine à  ne nous encourageait pas trop !

TI02b

Elle parait facile a franchir comme ça, mais par moment c’est 3m de large et 4m de profondeur…

Devant l’impossibilité de franchir la rivière ou l’un de ses bras et sans avoir trop l’envie de rebrousser chemin tout de suite, on a décidés que c’était un bon spot pour un bivouac !
Nuit sans histoire, un peu fraîche (10°)… camping sauvage avec nos 3 tentes en pleine nature avec un panorama de fous au réveil… le temps s’était dégagé un peu. Idéal pour attaquer la suite !

TI02c

Il y a pire comme réveil…

Nous sommes repartis pour « Thórsmörk » le lendemain matin, soit juste une douzaine de kilomètres pour faire notre première boucle.
Le temps dégagé permettait de percevoir l’immensité du paysage sud Islandais :

TI03

Et c’est reparti !

Nous nous sommes posés un peu au « village » pour se renseigner un peu sur la suite du programme…
C’est la qu’on nous as informés sur le « Fimmvörðuháls Pass« …
Un autre bus tout terrain est arrivé dans la station et des randonneurs en sont descendus poser des questions, nous en avons profité pour demander si le trek en question était praticable…
La femme qui tenait la salle commune nous a regardé, vu notre équipement et dit « vous oui » puis elle a regardé l’autre groupe équipé en mode rando journée et leur a dit « vous non ». C’est cadeau…
La dessus elle a expliqué a tout le monde que la haut il y avait une dizaine de km de neige, du brouillard, du vent et elle ne recommandait pas d’y aller sans équipements ou préparation.
Nous ont avait suffisamment pour tenir 3 jours en auto-suffisance, on a donc marqué un point !

On s’est relaxé un peu et on a rejoint le point de départ du trek : « Langidalur »

En fait « Langidalur » c’est une cabane et un parking (mais d’ou viennent les bagnoles ?!) au bord d’une rivière, c’est tout !
Je suis parti en éclaireur sans sac essayer de trouver un passage ou franchir l’un des nombreux bras de la rivière… peine perdue !
Pendant notre quête du passage de l’autre coté on a fait la connaissance d’un couple de Francais qui ont fait le trek avec nous !

TI04

Encore une rivière chiante…

Un local a fini par nous dire ou passer pour arriver de l’autre coté et nous voilà partis…
A partir de la, le trajet officiel « Fimmvörðuháls Pass »  commence !

Voilà en mini-étapes-photos a quoi ça ressemble :


/// JOUR 1 :
17km – 1000m de dénivelé positif - Environ 9h de marche !

Jour 1 – Kilomètre 0 à 2 :
On longe la rivière !
Toute civilisation disparait une fois qu’on est passé de l’autre coté de la vallée ! Vers la fin ca commence a grimper un peu…

TI05

On a commencé a marcher au pied de la montagne au fond de la photo (3eme plan)

Jour 1 - Kilomètre 2 à 5 :
« Tiens, ça monte un peu là » : 600m de dénivelé positif non-stop a flanc de montagne, sur les crêtes, le sol s’effrite sous nos pieds (terre volcanique et humidité c’est pas génial) !
La vraie ascension débute et on commence a voir les premiers névés, les premières frayeurs et passages délicats…

TI05b

Le sentier… safe !

Plus on monte et plus le sentier devient dur et il est difficile de progresser au même rythme… Exemple :
Traverser un névé en diagonale sur 200m sans cordes avec 30° d’inclinaison de pente… du fun quoi !
Ca glissait « un peu »…

TI06

Ca glisse ? Naaaan, tu crois ?

Jour 1 - Kilomètre 5 à 7 :
On se retrouve sur un plateau, avec enfin quelques balisages et indications, on voit des fumerolles au loin,  la ou c’est marrant c’est qu’on ne voit pas le sommet : il est dans les nuages !
Il y a encore quelques passage délicats…
Exemple sur la photo suivante, pas le sentier avec le précipice des deux cotés dont un coté ou en bas il y a un volcan qui fume, nan ça c’est facile ! Mais le névé juste après, ou si tu glisses : tu meurs !
Ou encore les 400m dénivelé de côte sur la neige ou tu es obligés de planter des pieds dans la neige si tu ne veux pas glisser sur 400m et revenir a ton point de départ avec un bras en moins.
Chacun marche dans les pas de l’autres, chaque pierre ou élément solide devient suspect et si tu tombes tu feras attention a ne pas hurler trop fort pour ne pas déclencher une avalanche :
Voilà le concept !

TI06b

A peu près…

Jour 1 - Kilomètre 7 à 9 :
A partir de la le sentier est balisé avec un « poteau jaune » tous les 100m…
On voyait pas a peine a 50m, au mieux, pratique !

TI07

T’es ou ? La ! … Ou ça « la » ? Ici !

Du coup bah… on s’est perdu et finalement arrêté pour nous orienter, nous reposer, manger une soupe et boire du thé…
Pour se faire une petite photo de groupe avant la partie vraiment difficile qui nous attends :

TI08a

Hell yeah!

 

Jour 1 - Kilomètre 9 à 16 :
La, on en a bavé : 7 km de neige épaisse non-stop !
Du blanc, du vent, du froid, des glissades… et la désagréable sensation de ne absolument pas savoir ou on va !
En effet car dans le brouillard, a champs de vision réduit on s’oriente juste en suivant les traces de pieds au sol dans la neige tant qu’elles ne sont pas recouvertes !
Parfois on voit 5 balises a la suite, parfois on en voit pas pendant une demi heure… sympa ce sentier !

TI07d

Gauche ou droite ?

TI08b

Alllllllezzzz !

Puis vers 23h nous avons enfin aperçu la terre promise :
Une hut au sommet  ! Un endroit ou passer la nuit au chaud et faire sécher nos pieds gelés et détrempés !
Une superbe bonne nuit de sommeil !

TI09

Oh !! Dieu existe !! (Nan, quand même pas a ce point la, mais pas loin !)

/// JOUR 2 :
10km – 1250m de dénivelé négatif – 5h de marche

Jour 2 - Kilomètre 17 à 26,5 (Fin)

Après une bonne nuit de sommeil par approximativement 20° mais ressenti comme si c’était 50°
On est reparti, temps clair impeccable, bien plus facile qu’a l’aller : Ca descend tout le temps !! Youhou !
Toujours de la neige au début mais elle laisse rapidement la place aux rochers puis a la verdure… et a des paysages un peu fous…
Bref le plus dur est définitivement passé !
A partir de la c’est le coté facile, je vous laisse profiter des images…

TI10

Hop hop hop !

TI10b

Beauté glacée !

TI11

Votre serviteur…

TI16

Quelques névés sur la descente…

TI12

Green lands !

TI17

Une chute parmi d’autres !

Et le sentier se termine sur « Skógafoss« , l’impressionnante chute d’eau de Skogar !

TI13

Rock on Skógafoss !

 

Voilà ! Bref c’était un beau trek !
Loin d’être le plus dur que j’ai fait mais au niveau de l’éprouvement je le range tout a fait dans mon TOP 5 des plus bourins !

 

Mais bon, la prochaine fois faudra plutôt tabler sur fin juin que fin mai !

Album photo complet du trek sur facebook