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[EQUATEUR]

La laguna Mojanda est un volcan (en fait une caldera) inactif dans la Cordillère des Andes, au nord de l’Equateur.
Située a 85km au Nord de Quito et a 20km au sud d’Otavalo, c’est une zone de préservation appréciée des touristes Equatoriens pour y passer le week end.

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Le lac (3700m) est entouré de 2 massifs de taille égale, respectivements a l’ouest et a l’est :
Le Fuya Fuya (4263m) et le Cerro Negro (4257m).

Pour n’importe quel randonneur, ce coin est un petit bout de paradis, on peux aller a coeur joie a travers champs. Et on en a le droit !
Libre a vous de faire votre propre itinéraire en évoulant dans ces reliefs !

Fin juin 2015, avec un ami voyageur, Antoine (Je m’en vais Globe-trotter), nous avons fait un trek semi-sauvage de 2,5 jours / 2 nuits autour de la lagune et avons gravit (enfin surtout lui) quelques sommets.

/// Notre parcours :

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/// La Préparation et le transport :

Nous avons allégés nos sacs (laissé l’inutile dans une auberge) et avons fait nos courses a Otavalo avec une marge d’un jour supplémentaire – Environ 2,5kg de nourriture + 1,5 litre d’eau !
Je pense qu’au total nos sacs devaient avoisiner les 14-15kg !

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Puis nous avons pris un taxi d’Otavalo à la laguna Mojanda (40mn – $13). Il est important de noter qu’a la lagune, on ne capte pas de signal et il n’y a pas d’infrastructures pour appeler…
Donc il est bon de s’arranger avec le taxi pour qu’il revienne vous chercher a un moment donné ! (Ou sinon il y a la solution de bourrin : marcher jusqu’à Otavalo, soit environ 4h a ce qu’il parrait. On a rencontré des randonneurs qui l’ont fait, mais j’y reviendrais…)

/// Jour 1 :

A la base nous avions prévu de faire un long parcours entre la Laguna Mojanda et la Laguna Cuicocha ; mais en arrivant ici et en découvrant la beauté du lieu, nous avons décidés de rester dans ce coin la.

Le premier jour nous avons décidés de faire le tour de la lagune, pour commence soft (haha). A premiere vue on se disit qu’il nous faudrait environ 4h, car on avait l’impression qu’une route de terre longeait le lac sur son intégralité (raté).

Au bout d´une heure de marche nous avons rejoint un groupement de petites habitations vides, gardées par un policier qui nous as demandé de remplir un papier avec nos noms, nationalités etc (un checkpoint en gros).

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Il y a une histoire intéressante sur ce lieu (que nous as raconté le policier) :
En fait avant habitait ici un vieux type dangereux, en effet a chaque fois que des gamins s’approchaient de trop près de sa cabane, il sortait son fusil et tirait a vue…
Sauf qu’un jour il a tué un gamin qui appartenait a un cartel. Par peur des représailles il s’est enfuit et n’est jamais revenu. Depuis, il y a environ deux ans, le gouvernement a pris pocession du lieu, y a construit des lotissements en vue de créer un gite ou une auberge, mais au niveau de la loi, le terrain appartient toujours au vieux fou introuvable. Donc tant que l’affaire n’est pas réglée, aucun touriste ne peut y dormir, y faire une halte oui, camper oui, profiter d’un coin cuisine, bbq et eau douce oui ; mais dormir dans les maisons non !

Ils sont en pleine procédure et attendent le permis d’exploitation légal… C’est balo !

Nous nous sommes arretés un peu, une famille cusinait et ils nous ont invités a partager un peu de leur repas (des patates et du poulet cuit au feu de bois !). La gentillesse et l’hospitalité des Equatoriens ont pris des points ce jour la.

Nous sommes repartis vers l’est et la route a disparue pour laisser place a un marais, avec au loin une forêt a traverser et ensuite encore un autre marais… Bah… On a mouillé ! Ca s’enfoncait de genre 20cm par endroit, pas de quoi paniquer non plus. On a décidé de gravir une partie du Cerro Negro :
Je me suis arreté a mi-hauteur mais Antoine l’a grimpé jusqu’au sommet !

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On est redescendu jusqu’au marais, en courrant-roulant-sautant dans les hautes herbes et avons commencés a traverser la forêt. Ce n’etait pas une partie de plaisir, des branches basses, le sentier bah… On faisait notre propre sentier quoi ! Au bout d’une demi heure on a émergé de l’autre coté et continués a travers un autre marais, beaucoup plus chiant celui la, on a carrément pataugés prfois a plus de 50cm !

On a fini pr rejoindre un sentier qui retournait tranquillement a notre point de départ.
Nous y sommes arrivés au coucher du soleil, 6h de marche en tout !

On a planté la tente et entrepris de faire un feu avec du bois humide… Fun !

/// Jour 2 :

De notre trek, cette journée a été la plus sauvage !

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Nous avons gravit le Fuya Fuya, Antoine en entier et moi jusqu’a mi hauteur, car monter aux sommets n’est pas un truc qui m’éclate plus que ca, je préfère de loin les grandes étendues, mais Antoine est suisse, c’est un grimpeur ! Du coup on s’est attendu a mi hauteur du Fuya Fuya… Disons le Fuya !

La vue sur la lagune est impressionnante et se prete aisément a la contemplation :

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Après cette pause nous sommes partis au sud, plus ou moins a l’arrache a travers la lande, en fait on croyais suivre un sentier mais on s’est vite rendu compte qu’il suffit de marcher quelques pas pour « créer » un sentier…

On avaient en tête de contourner une montagne au sud de la lagune afin de rejoindre une autre petite lagune « laguna de Chiriacu » et y camper.

Bref on a marché plus ou moins au hasard en utilisant juste notre sens de l’orientation et le feeling pour savoir par ou passer… Pas toujours évident !
Mais évoluer dans ce genre de paysage, a l’arrache c’est une expérience singulière !

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De l’autre coté du massif, en contrebas on a apreçu la petite lagune et nous nous sommes de nouveau séparés :
Antoine voulait grimper au sommet du massif, quand a moi je songeais a redescendre pour dresser la tente.

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Antoine m’a rejoint et nous avons fait notre popotte.
Un peu plus loin on entendait parler francais…

On a ainsi rendu visite a deux gars (Elliot et Hervé) qui traversersent l’amerique centrle et sud a pieds par étapes…
On a échangé nos histoires, il leur est arrivé des trucs de dingues, avec secours pr l’armée et tout !
Ca fait plaisir de rencontrer d’autre voyageurs en pleine nature et par hasard :
Cliquez ici pour en savoir plus sur leur projet !

Nous nous sommes couchés et la nuit a été fraiche : aux environs de 0° ! (D’ou l’importance d’avoir du bon matos quand on tente des randos dans des endroits inconnus).

/// Jour 3 :

Un peu crevé de nos deux jours de marche a plus de 4000m d’altitude et après une mauvaise nuit de sommeil on a décidé d’y aller mollo :

Nous sommes remonté a la cabane de la laguna mojanda, discuté un peu avec le policier, qui réponds au nom d’Ivan soit dit en passant.
Et nous sommes retournés au point de départ.

En termes de distance je dirais que c’etait soft, comparé a d’autres treks, mais le fait d’être pratiquement tout le temps a plus de 4000m d’altitude et randonner hors sentier, a trvers les herbes, marais cage, landes et rochers ne facilite pas la marche.

Jour 1 : Environ 14km – 6h – dénivelé moyen (cerro Negro)
Jour 2 : Environ 10km – 5h – dénivelé fort (fuya fuya + massif)
Jour 3 : Environ 7km – 3h – dénivelé faible (aucun sommet)

Voilà !
Allez y, c’est un chouette coin !

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Le Northland, c’est toute la pointe nord de la Nouvelle-Zélande, en somme tout se qui se trouve au nord d’Auckland !

Après une semaine de stop dans cette région avec mon amie Solène, je me suis dit que faire un petit récit des trajets serait sympa ; Car après tout le stop ce n’est pas juste aller du point A au point B, c’est avant tout des rencontres avec des locaux et leurs histoires…

Bon après on a eu un temps ignoble pratiquement tout le temps, c’est la raison pour laquelle je ne vais pas trop m’attarder sur les points d’intérêt de chaque étapes et concentrer ce récit sur les gens !

Tout d’abord, je tiens a dire que je n’ai jamais vu aucun pays ou le stop marche aussi bien ! Sans déconner ca prends 90% du temps en moins de 10 voitures !!

Nous avons d’abord été jusqu’a Wangarei en bus, on s’était dit qu’il vallait mieux s’éloigner d’Auckland avant de commencer a lever le pouce, mais avec le recul je me dit qu’on aurait pu tout aussi bien partir de la… Bon au moins le billet de bus était pas cher et nous a fait économiser un jour.
Donc, après une nuit bien remplie a Wangarei (on a squatté chez deux gars, il nous est arrivé plein de trucs… mais ca c’est une autre histoire huhu) :
On se décide a bouger vers le nord de la ville a pattes.
On trouve un spot et on lève le pouce…

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JOUR 1 : De Wangarei à Pahia

// Lift #01
Spot : Nord de Wangarei
Attente : 10 voitures / 10mn
Durée du lift : 15mn

Le mec qui nous a pris comptais aller jouer au tennis, mais avec le temps pourris de la journée il n’avait rien a faire… Donc il a du se dire que ca serait bien pour son karma de ramasser deux auto-stoppeurs et de les amener en sortie de la ville, sur l’autoroute !
C’était vraiment un grand amateur de tennis, il nous a parlé d’un tournois en Europe mais j’avoue que j’ai pas tout compris a cause de son accent assez… Prononcé !
Arrivé sur l’autoroute il nous a proposé 2 spots au choix :
Un genre de bande d’arrêt d’urgence ou un café d’autoroute.
Vu l’état du ciel nous avons bien sur choisis la seconde option !
A peine il nous a déposé que le ciel a éclaté et une méga averse de fous a commencée ; Du coup on a fait une petite pause dans ce café, qui faisait par ailleurs de suculents gateaux au caramel…

// Lift #02
Spot : Café d’autoroute
Attente : 20 voitures / 15mn
Durée du lift : 1h

« Matti » était un maori costaud (comme tous les maoris en fait), je pense que quand il a vu deux pouces levés sous la pluie il a pas pu résister a nous venir en aide.
A peine installé dans sa bagnole il nous a proposé du tabac et on s’est mis a fumer tous les 3 dans sa caisse qui tracait bien au dela de la limitation !
Il nous parlé de la mauvaise influence des blanc sur la culture maori, comment les colons ont changé les noms des forèts, cascades, lacs… car la prononciation maori était trop compliquée pour les anglophones (alors que pour un francophone c’est facile gniark gniark gniark). Bref ils nous expliquait que des chutes d’eau se sont retrouvés avec des noms sans aucun sens alors que leur nom maori avait une symbolique profonde etc
Encore une sale influence des colons quoi !
« Matti » avait une famille nombreuse, père de neufs enfants quand même et sa famille était très présente a Pahia, d’ailleurs sa tante tenait le camping de la ville et c’est chez elle qu’il nous a déposés !

On a campé a Pahia et fait une petite rando dans la mangrove, on a pas eu de pluie… L’un des rares endroit ou on a pu voir le soleil !

JOUR 2 : De Pahia à Kaitaia

// Lift #03
Spot : Sortie de Pahia
Attente : 1 voiture ! / 30sec
Durée du lift : 15mn

La femme qui nous a pris etait une ancienne auto-stoppeuse de haut level :
Dans sa jeusesse elle avait traversé l’Afrique en stop…
Et pas dans les coins les plus sûrs : du Kenya a l’Afrique du sud en passant par la Namibie !
C’est couillu… Des fois on rencontre des gens comme ca qui sont des grosses brutes !
Elle nous a laché a un croisement entre 4 routes et nous a salué et partant !

// Lift #04
Spot : Croisement de routes
Attente : 10 voitures / 5mn
Durée du lift : 1h

Quand je me suis installé a l’arrière j’ai tout de suite su quel était le job de notre chauffeur ; Sur la banquette a ma droite il y avait 2 longues cravates blanches ornée de symboles religieux et un costome noir pendait a un ceintre attaché a la fenêtre : un prêtre !
Enfin, un prêtre tardif, il avait commencé a l’age de 40 ans et devait bien en avoir 65 maintenant. Il était tout content de rencontrer des bretons car il avait étudié en Angleterre était ensuite parti en France et en Espagne, intéressé par les religions celtes. Il nous a aussi expliqué un peu l’histoire de la religion dans le northland entre chrétiens et maoris… Il nous a désigné les églises dans lesquelles il préchais et l’histoire de ses églises…
Étant profondément athée je me suis contenté de dire des « hum hum » et « yeah… ».
Mais son histoire était intéressante toutefois !
Il nous a déposé a Mangonui avant de repartir dans l’autre sens d’un geste de la main.
On s’est un peu posé ici, le temps de déjeuner et on est repartis a pied en direction de l’autoroute, située a 1km de la…

// Lift #05
Spot : Nord de Mangonui
Attente : 15 voitures / 10mn
Durée du lift : 45mn

Avec lui la discussion a été plus simple : c’etait un francais !
Enfin un francais avec une histoire compliquée… A la base il venait de Concarneau (encore un breton huhu, on est partout), mais s’était installé en Nouvelle-Calédonie ou il avait fondé une famille. A un moment il a commencé a voyager pas mal entre son ile et la Nouvelle-Zélande, plusieus aller-retours qui l’ont finnalement poussé a s’installer ici, a Ahipara !
Il a deux enfant, l’un de 17 ans sortant de l’adolescence et un autre de 12 ans, y rentrant ; il délirait pas mal en disant qu’il n’avait pas ses cheveux grisonnants pour rien haha !
Il allait chercher son plus jeune gamin a l’école.!
Il nous a laché a Awanui, un croisement de route désert, je me demande même pourquoi cet endroit figurait sur une carte, il n’y a rien ici :
A gauche ca part vers le sud, a droite vers le Nord

On était a 16km de Kaitaia donc on a relevé le pouce…

// Lift #06
Spot : Awanui
Attente : 10 voitures / 10mn
Durée du lift : 10mn

Pas grand chose a dire, le trajet etait trop court pour avoir une discussion profonde, la femme sortait du travail et se rendait en ville, elle nous a déposé devant le centre d’information de la ville et est repartie

On voulait remonter plus au nord, aller voir le cap reinga, mais aucun local n’y passait, donc mort en stop et le trajet en bus nous aurait couté $50 chacun, de plus la météo annoncait un temps excécrable pour le lendemain, on a abandonné l’idée, trouvé une auberge (de 12 lits, vide, la chambre pour nous seuls yeah!), mangé chinois, vu un film et pioncés.

JOUR 3 : De Kaitaia à Kaikohe

// Lift #07
Spot : Sortie de Kaitaia (devant le cimetière, classe)
Attente : 10 voitures / 15mn
Durée du lift : 20mn

La voiture rouge qui s’est arretée n’etait autre que celle du fils du mec qui nous avait trimballé la veille, c’est quand même fort haha !
Situation caucace car on connaissait déjà l’age du gars et deux trois détails sur sa vie.
Lui et sa copine (enfin je suppose que c’etait sa copine) se rendait chez eux a Ahipara et nous ont laché devant « le magasin » a savoir un genre de cabane faisant office de café, tenu par 2 femmes maori, l’une sympa et souriante, l’autre un peu du genre « bon tu veux quoi ».

On s’est dit que ce serait trop bête de ne pas aller marcher un peu sur la fameuse « 90 miles beach » (qui fait 60km, cherchez l’erreur), donc on y est allés, posés nos sac dans le sable, il s’est mis a pleuvoir et on a marché sur la plage avec le vent/pluie dans la face en voyant rien a plus de 2km…

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// Lift #08
Spot : Croisement a la sortie d’Ahipara
Attente : 15 voitures / 25mn
Durée du lift : 1h

Après nous etre tapé une demi heure de marche sous la pluie pour sortir de la ville, on est finnalement tombé sur le croisement qui nous intéressait, sauf qu’on s’attendait a une route un peu plus grosse, la route que l’on devait prendre sentait pas vraiment bon, le genre de mini route de campagne… Mais bon une voiture a fini par nous prendre :
Un couple de petits vieux avec un chien a mémère. Ils ne roulaient pas vite, du genre VRAIMENT pas vite et nous ont parlé de tout ce dont les petits vieux parlent : la météo !
Ils nous ont lachés dans un bled paumé sur la route : Broadwood !

// Lift #09
Spot : Broadwood
Attente : 3 voitures / 30mn
Durée du lift : 20mn

En sortant de la voiture des petits vieux, on a doucement pris conscience qu’on était dans l’un des pires endroits de tout le Northland pour faire du stop : une voiture toutes les 10mn…
Une femme s’est soudain arrêtée et nous a proposé de nous amener jusqu’à l’autoroute, on s’est pas fait prier : « oui, oui, enmenez nous ou vous voulez ! »
Elle était d’origine indienne, ca faisait 14 ans qu’elle vivait en Nouvelle-Zélande et avait de la famille un peu partout dans les pays du commonwealth : au Canada, en Angleterre, en Australie…
Quand Solène lui a demandé si parfois elle songait a retourner en Inde, elle nous a répondu un non catégorique « jamais de la vie ».
Elle nous a déposé au croisement avec l’autoroute, devant un café (encore).
On s’est d’ailleurs posé dans ce café et discuté un peu avec la vendeuse.

// Lift #10
Spot : Café d’autoroute
Attente : 15 voitures / 15mn
Durée du lift : 30mn

Il pleuvait. Un gros camion de livraison s’est arreté devant le café et le conducteur est sorti, ouvert sa remorque et a commencé a livrer le café a base de différents cartons… Solène a commencé a lever le pouce devant le camion, la structure protégait de la pluie et du vent mais elle ne pouvait pas voir les autos arriver. Ca c’était mon job, j’étais un peu en retrait, abrité devant le café et je lui annoncait les voitures…
Quand le livreur a terminé sa livraison il nous a demandé ou on allais :
- Where dyou wanna go?
- South, well next town…
- Town ?!? Hahaha…
- Well… Next spot on map
- Yeah no town there huhu, i can drop you on the next village!
- Cool !
On a balancé nos sacs dans sa remorque et on est monté a l’avant avec lui, j’etais jamais monté dans ce genre de gros truck, encore moins en stop, c’etait fun !
Le chauffeur nous expliquait que tous les jours il faisait le trajet de Wangarei au nord pour des livraisons et que la il rentrait chez lui… Dans un autre bled paumé.
Il nous y a déposé et est repartis (sans doute pour tourner 200m plus loin)

// Lift #11
Spot : Au milieu de nul part
Attente : 20 voitures / 20mn
Durée du lift : 1h

La pluie et le vent commencaient a devenir vraiment violents, on cherchait désespérément un spot ou s’abriter mais il n’y avait rien. La nuit commencait a tomber, on étaient au milieu de nul part, sous la pluie, dans le vent, a un croisment ou personne ne s’arrête… Très moyen ! On s’est dit qu’on augmenterais nos chances en se mettant de chaque coté du croisement. La plui commencait a to.ber a grosses gouttes et c’est devenu bien pire après.
Au bout de 5mn, un pickup m’est passé devant, a fait demi tour et s’est arrêtée devant Solène (l’astuce « femme en détresse » pour arrêter les voitures marche partout).
C’était deux gars :
Un vieux qui sentait la sueur et un autre plus jeune, Dan, avec qui on a surtout parlé !
Dan est un gars qui aime les abres, il nous a parlé de son intérêt pour la flore dans les autres pays et des arbres endémiques au pays des kiwis, il voulait savoir quels arbres on avait en France…
Après avoir déposé du matériel (des pièces de moteurs dans le coffre) et ramené le vieux chez lui, Dan nous a amené a Kaikohe et nous a aimablement proposé de faire le tour des motels pour qu’on puisse trouver le moins cher !
On en a trouvé un, $85, pas le choix le temps était trop pourave pour camper et puis on était un peu KO.
Du coup on s’est fait un motel a Kaikohe. La dernière fois que je suis allé dans un hotel remonte a plusieures années, j’y ai pris la plus longue douche de tout mon voyage.

JOUR 4 : De Kaikohe à Opononi

// Lift #12
Spot : Sortie de Kaikohe
Attente : 2 voitures / 3mn
Durée du lift : 40mn

A la sortie de la ville, on lève le pouce, presque immédiatement une voiture s’arrête !
Un type souriant sort de la voiture et ouvre le coffre. Il s’appellait Peter, c’était un journaliste qui partait interviewver des gens un peu partout. Il nous a parlé du paysage, montré l’emplacement d’une statue invisible et amené jusqu’a notre destination : Opononi !

On s’est posé au camping de la ville et on est partis en balade, 10mn plus tard une bagnole s’arrete a coté de nous et un type nous a demandé si tout allait bien, c’était Peter !
Ils sont vraiment sympa les gens ici !
Bref on a discuté un peu, il est repartis et on s’est fait une balade de 15 bornes jusqu’à la pointe avec vue sur l’océan et sur une dune de sable… Un chouette coin !

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JOUR 5 : De Opononi à Helensville

// Lift #13
Spot : Au milieu d’Opononi
Attente : 20 voitures / 20mn
Durée du lift : 2h

La on a eu du bol, on est tombé sur deux francaise qui nous ont fait le plus long lift de tous :
Sophie et Alexia habitaient en Nouvelle Calédonie depuis respectivement 6 ans et 6 mois.
Elles se faisaient un road trip de 19 jours en Nouvelle-Zélande et devaient être a auckland a la tombée de la nuit pour récupérer un ami et partir plein sud. Bref on a pas mal discuté avec elles, de la vie en Nouvelle Calédonie, de la France, des tribus, de Nouméa… Elles se sont arrêtée mange dans la forêt de Waipoua, l’occasion pour nous d’aller faire un tour et de voir le plus vieux arbre de Nouvelle-Zélande : 2000 ans !
Le lift a continué et elles nous ont déposé a Wellsford
Si jamais vous lisez ca, merci encore ;)

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// Lift #14
Spot : Sortie de Wellsford
Attente : 10 voitures / 20mn
Durée du lift : 30mn

La lumière commencait a baisser, le soleil se coucherais dans une heure et on était encore loin de notre destination…
Le mec qui nous a pris se rendait a un repas de famille dans la brouss et ne se souvenait plus exactement du chemin… Il s’est même arrêté demander la route. Il était sympa, encore un voyageur qui avait barroudé en Europe, Russie et Amérique du sud.
Ce qui m’a plus perturbé c’était ses fauteuils :
Comme ils disent ici « New Zealand is a big farm » ouais… Mais de la a mettre tout ses sièges en peau de moutons il y a un gap… Bref l’intérieur était on ne peut plus « moelleux ».
Il nous a laché à un croisement perdu en bas d’une côte et la nuit tombait.

// Lift #15
Spot : Au milieu de nulle part
Attente : 5 voitures / 25mn
Durée du lift : 15 mn

Il faisait nuit, on avait nos lampes et nos sac bien en évidence… On commencait a scruter les alentours voir si il n’y avait pas un spot pour camper sauvage, mais nan, rien, trop valloné ou alors il fallait camper avec des vaches et s’attirer les foudres du fermier du coin au milieu de la nuit.
Une voiture a fini par s’arreter et la femme a l’intérieur nous a proposé de nous amener a un petit village plus loin, a coté d’un café (encorrrrrrre). Je ne sais pas ou elle allait mais dans sa voiture j’avait l’impression d’être dans une boutique de parfum, ca sentait vraiment fort…

// Lift #16
Spot : café de route
Attente : 3 voitures / 2mn
Durée du lift : 20 mn

A peine sorti de la voiture parfumé (j’ai pas eu le temps de poser le backpack) qu’un van s’arrete avec dedans, 4 maoris complêtement défoncés a la beuh. Ils nous invitent a aller sur la dernière banquette (la 3eme) ; Pour faire basculer le siège, il fallait appuyer ou tirer sur un bouton, mais il n’existait plus qu’une tige en métal, l’un des maori défoncé m’a tendu un sécateur et m’a dit : « take it, improvise »… Ca commencait bien.
Bon j’ai reussi a basculer le siège, il n’y avait pas de ceintures, on s’est mis a l’arrière avec nos gros sacs sur les genoux et le van est parti…
On a bien flippé, a peine un joint était éteint qu’ils en alumaient un autre !
A un moment Solène m’a lancé un « Je sais que t’es pas croyant mais si t’as envie de prier c’est bien », mais j’étais trop occuper a broyer de ma main gauche la poignée de la porte.
Au moins si il y avait un accident on aurait un airbag naturel : nos backpack !
Ils conduisaient vite, mal, de nuit… Bref vous imaginez le délire !
Mais bon merci a eux quand même car ils nous ont déposés a Helensville, notre destination.
En fait ils se sont garés devant le liquor store… Wtf?

On a campé a Parakai, un bled a coté de Helensville sous un beau ciel étoilé de courte durée !

JOUR 6 : De Helensville a Piha

// Lift #17
Spot : Rond point sortie d’Helensville
Attente : 20 voitures / 10mn
Durée du lift : 30mn

Apres une courte marche entre Parakai et Helensville, on s’est placés a la sortie d’un rond point. Une auto bleue s’est arretée, un couple avec un bébé.
Ils nous ont expliqués qu’avant ils habitaient a Auckland, mais qu’avec l’arrivée de leur bébé ils ne pouvaient plus se permettre de vivre dans un petit appartement de ville et avaient donc déménagé en banlieue… Mais en gardant leurs emplois respectifs en ville, soit une heure de trajet matin et soir. Comme quoi les gens ont ce genre de problemes partout dans le monde ! J’échangeait des regards avec le bébé et Solène lui a carrément donné le biberon… Marrant !
Ils nous ont déposé a Kumeu.

// Lift #18
Spot : Kumeu
Attente : 3 voitures / 10mn
Durée du lift : 20mn

La femme qui s’est arrêtée était seile dans son auto et prétendait qu’elle n’avait pas la place de nous prendre, mais on a réussi a rentrer dedans en insistant un peu huhu
Elle nous a déposé un peu plus loin… On a pas trop parlé a part de la météo bizarre.
Mais bon moi c’est elle que j’ai trouvé bizarre huhu

// Lift #19
Spot : Quelque part en pente
Attente : 30 voitures / 10mn
Durée du lift : 20mn

Alors qu’on pensait avoir trouvé le spot de stop ultime :
Grosse bande d’arret, en pente forte, bonne visibilité etc
Un type en van s’arrête et nous annonce que si on veut aller a Piha, par la, c’est mort !
Tout le monde passe par un autre chemin et il nous a proposé de nous amener a un spot qui augmenteraientnos chances : ca roule !
Il s’appelait Matt, c’était un kiwi qui avait vécu aux Usa, dans l’Ilinois pendant 7 ans, il avait même eu une femme. Seulement voilà, c’était avant le 11/09, avant que les américains deviennent complêtement paranos et effrayés (plus qu’ils ne l’étaient déjà) de tout ce qui est étranger. Ils nous as expliqué le grand changement vu de son point de vue d’étranger sur place. A partir de la tout a changé, il a vu sa propre femme et ses amis changer de comportement et a décidé de rentre au pays. Il était tres intéressé par la france et surtout par l’histoire francaise :
« nan mais quand vous regardez Louis XV et Louis XVI, l’un adoré, l’autre détesté, a une génération d’écart c’est malade !! »
Bref on a bien déliré avec lui ! Il nous as aussi affirmé qu’il a plus froid en hiver en Nouvelle Zélande qu’en hiver dans L’Ilinois… Surprenant !

// Lift #20
Spot : Croisement de route
Attente : 10 voitures / 20mn
Durée du lift : 30mn

Notre dernier lift de la journée etait 2 étrangers :
Un brésilien travaillant dans la construction a coté d’Auckland, qui ne voulait pas retourner au Bresil, tombé amoureux des kiwis ! Il pensait aller chercher du boulo sur Christchurch dans peu de temps, oui vas y mec c’est sur qu’il y a du job pour toi la bas !
L’autre était une allemande venue en WHV et qui rentrait au pays dans 2 jours, elle faisait son dernier voyage en terre Kiwi !
Ils nous ont déposé a Piha.

On a campé, tenté une session photo de ciel étoilé, baladé un peu dans les environs pour aller voir les chutes et la plage, mais le temps etait tellement moyen qu’on passait notre temps a s’abriter d’arbre en arbre… On s’est finnalement retranchés dans le café du coin !

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JOUR 7 : De Piha à Auckland

// Lift #21
Spot : Café Piha
Attente : 1 voiture ! / 1sec
Durée du lift : 30mn

La ca a été vite :
On passe devant le café, le patron nous reconnait et nous propose de nous amener a la station de train de Henderson (a 12 stations d’Auckland) avec son pote. On s’est pas fait prier ! Le patron du café fumait son joint avec son pote en conduisant, normal, et le faisait tourner. Il nous as raconté qu’il avait déliré 4 ans plus tôt avec des journalistes de canal+ qui etaient venus faire un reportage sur le rugby. Du coup il balancais des petits mots en francais ici et la… Fun ! Il nous as déposé a la station de train, on l’a pris et nous voila retournés a Auckland.

Voila voila !!

Ps : 4h d’écriture lol

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Bon, je vais sans doute en surprendre certains et me faire quelques ennemis en diffusant ca mais bon ! Quand il y a un truc qui titille il faut crever l’abses !

Alors permettez moi dès a présent de jeter un pavé dans la marre !

« Les blogs de voyage me saoulent ! »

Les gros blogs (je precise bien les gros, genre au dela de 2000 likes facebook) me saoulent ! Bon, pas tous heuresement, mais beaucoup trop m’agacent par leur comportement trop commercial.
Sans dec’ c’est vraiment une course a qui pissera le plus loin, fera le plus de trucs, verras le plus de pays, qui fera le plus de like, d’audience, qui aura le plus de followers ou le plus de commentaires etc.

Je ne citerais personne, mais pour l’exemple je vais utiliser un pseudonyme bidon :
« Bob ».

Bob est un type normal avec un job, un appart et ses petits problemes.
A un moment de sa vie, Bob va commencer a voyager pour des raisons qui lui sont propre ; puis a un autre moment de sa vie il va se dire qu’il lui faut se créer un blog pour partager ses expériences : « leblogdebob ».

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Il se dit que c’est juste comme ca pour le fun, pour donner des news aux potes et a la famille, pour se souvenir de ses moments clés et au passage raconter ses délires a des internautes curieux…

Comme ca c’est tres bien ! Pour moi c’est ca un blog !
C’est pas sencé aller plus loin !

Sauf que certains, victimes de leur succès (ou de leur ego), sombrent dans une spirale infernale egocentrique et commerciale !
Sans parler de l’arrogance démesurée de certains…

Franchement a tous ces bloggeurs je n’aurais qu’une question :
Pourquoi ?

J’ai eu il y a quelques mois une discussion un peu houleuse avec un bloggeuse qui tentait desesperement (ou lamentablement) de me convaincre que ma vie de voyageur serait plus belle si je monetisais mon blog, si je vivais avec, bref si je faisaitscomme elle quoi !

La discussion ressemblait a ca :
- Nan mais attends, on me paie 1500 balles par mois pour voyager, c’est pas le rêve comme job ?
- Bah si c’est ton délire c’est cool, moi j’aime bien mon job aussi !
- Mais tu pourrais quitter un job qui te fais chier et voyager toute ta vie, pas juste des coups de quelques mois ici et la…
- Ouais mais mon job me fais pas chier et mon rythme fonctionne : 3 ans de boulo pour 1 an de voyage ; J’ai trouvé mon équilibre !
- C’est dommage !
- Bah nan : je conserve 2 passions !
- Il y en a toujours une plus forte que l’autre, tu devrais choisir !
- Pourquoi je devrais faire ce choix ?
- Plutôt que d’avoir un petit blog, que je connaissait même pas, c’est dire, alors que pourtant t’as voyagé plus que moi… Ca te dirais pas d’etre reconnu, suivi, que tes phrases aient de l’importance ?
- Non.
- T’es bizarre… En plus tu bosses dans le web tu connais déjà toutes les techniques pour faire de l’audience etc, c’est du gachis !
- Non c’est toi qui est bizarre ! Moi je voyage pour moi, pas pour les autres, mon blog c’est juste pour le fun, si des gens aiment bien le lire tant mieux mais c’est pas le but premier tsé !
- Bah pourquoi t’as un blog si personne le lit !
- Des gens le lise, j’ai les stats !
- Pfff ils sont quoi ? Une dizaine ? Tu me fais rire, moi j’en ai plus de 5000 !
- Et alors ? J’aime la notion de petite communauté et prendre contact avec certains qui me suivent, savoir qui ils sont et pourquoi ca les interesse etc !
- Je fais ca aussi !
- Avec 5000 personnes ?
- Je réponds aux questions intéressantes !
- Donc pas tout le monde !
- Pff tu comprends pas !!
- C’est toi qui comprends pas. Tu sais, si demain mon blog ferme, bah tant pis c’est pas grave ! Je dépends pas de ca contrairement a toi ! Ca m’empechera pas de continuer a vivre et a me balader !
- Et après si t’as plus de blog, qui saura ou tu vas ?
- Moi et des proches, c’est important ?
- Pfff ! C’es nul !
- Tu sais je connais des voyageurs bien plus bourrins que moi ou toi et tu ne les connais pas !
- C’est quoi leurs blogs ?
- Ils n’en ont pas ! Quoi ? Tu crois que tous les voyageurs ont des blogs ou quoi ?
- C’est du gachis alors, encore plus !
- Nan c’est juste une autre facon de voir le monde c’est tout !

Etc etc etc
Bref on a continué comme ca une demi-heure et ca ma saoulé !
Ce genre de mentalité m’agace !

Mainenant plein de gros blogs se résument a ca :
- Des selfies partout dans le monde (ca va les chevilles ?)
- Des comportements du genre : « t’as vu j’y suis et toi non, c’est con hein… » Et « moi je »
- Des articles dont on se fout royalement mais qui sont imposés par des sponsors…
- De la communication
- De la pub

Même certains voyageurs sont obligés, en voyage de se poser et de s’imposer des jours pour écrire ! C’est plus vraiment être libre ca !

Est ce que la plupart des mega blogueurs se rappellent seulement leurs débuts et pourquoi ils ont commencés a voyager il y a longtemps ?
Et serait ils seulement capables de lacher leur blog un an ou deux ?

On voyage pour soit, parce qu’on veut évoluer, parce qu’a un moment de sa vie on envoi tout valser et qu’on « se reveille » !
Mais on le fait pas pour les autres a la base !
C’est une démarche personelle, pas une quête de reconaissance !
On suit juste un idéal !

C’est pas non plus notre job d’aider les gens a évoluer : laissons les tranquilles !
On est pas la pour créer de l’admiration !

Quand je vois des commentaires sur certaines pages, il y a des « oh la chance » ou des « oh je voudrais trop faire pareil » etc !
A ces gens la moi je me contenterais de répondre :
Bah fais le putain, t’as pas besoin de mon blog pour ca !
Saute dans le vide c’est tout !

Aujourd’hui on voit des blogs de voyage a foisons, « aventure machin », « trucmuche autour du monde » etc.
Comme une grosse competition a qui sera le meilleur ou le plus fou… Ce monde pourri m’agace, on retrouve tous les travers de la société moderne dans ce type de sites :
L’égocentrisme, la mégalomanie, l’arrogance…

Ce serait bien que le monde du voyage soit épargné par toute cette merde !
On ne fais pas une compet les gens !

Bref… J’hésite a fermer ce blog de peur d’etre absorbé par toute cette connerie !
C’était pas mal quand je voyageais sans blog avant, personne le savait, mais au moins j’etais libre !

Je ne dis pas que tous les blogs de voyage sont de la merde, il y en a beaucoup que je respecte et que j’apprécie…
Et il y a encore quelques bloggeurs qui ont en eux le « feu sacré », qui font leur truc dans leur coin et ne jugent pas les autres !

Mais il y en a malheureusement beaucoup plus que je déteste profondement a cause de tout ce que je viens de dire plus haut !
Il y en a trop !

Peut être que je ne suis pas fait pour blogger, peut être que je devrais redevenir et rester un voyageur ninja, celui qui fait plein de truc mais dont on ignore l’existence !

Ca serait pas un mal !
Je sais pas, vous en pensez quoi vous ?